Antoine (pas) en Islande

C’est la première fois que j’écris depuis la France ; depuis septembre 2015 avant mon départ ça n’était pas arrivé. Il est 9:45, je suis assis face à mon ordinateur sur la terrasse et il fait déjà une petite vingtaine de degrés. Le vent est léger et n’est pas froid. Ça change. Mes trois semaines de vacances estivales s’achèvent et avec celles-ci une décision est venue. En 2019, retour. J’ai l’impression d’être arrivé à terme de mon expérience en Islande. Non pas que j’en aie fait le tour, mais le manque d’opportunités professionnelles (hors tourisme) et académiques, le climat et parfois la froideur, il faut le dire, de la population locale ont eu raison de moi. J’aurais peut-être dû mettre le climat en pole position de cette liste, tant l’impact psychologique est grand. Apparemment, il n’agit pas pareil sur tout le monde. J’en connais qui ne ressentent aucun effet ou qui préfèrent même l’hiver. Pas moi. Je ne conçois pas de ne dépasser les 15 degrés que deux semaines dans l’année et d’avoir de la neige de septembre à mai. Je le savais avant d’y aller, direz-vous, et vous aurez raison. D’ailleurs c’est justement ce qui fait que j’ai voulu y aller. Sans ce climat, il n’y aurait pas de paysages si lunaires et magnifiques, si particuliers. Un cadre tout à fait exceptionnel pour vivre. Sans ce climat, il n’y aurait probablement pas cette culture, non plus. Celle d’un travail raisonnable, d’un respect de l’autre, d’un je-m’en-foutisme très frais, qui fait du bien, qui donne confiance.

Alors oui, je le savais, et c’est pour ça que j’y suis. C’est aussi pour ça que j’en partirai, et que j’y retournerai évidemment. En vacances, certainement.

L’heure n’est pas encore au bilan, je ne suis pas encore parti et cela ne se fera pas avant le milieu d’année 2019. Rien ne sert de bâcler la fin et de mettre à mal tout ce que j’ai réussi à mettre en place et de côté. Il est temps de prévoir, de préparer soigneusement un retour bien organisé, probablement vers une reprise d’études. Dans une ville, avec trop de gens, de vie et de culture. Avec des trains, des avions qui m’emmènent ailleurs.

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