Un an. Tu reviens quand ? – When do you come back?

Au début du mois de septembre, je faisais mon deuxième retour en France. Même programme qu’à Pâques, en moins dense, cette fois-ci. On ne se fait pas avoir par le temps deux fois comme ça. Ce n’est pas facile de consacrer du temps à tous ceux que tu as envie de voir… Le dur problème des vacances ; mes seules vacances, d’ailleurs, pas forcément toujours reposantes. Mais le plaisir de voir famille & amis est bien là.

Et donc il y a le moment du retour.  Celui de refaire les valises comme un éternel recommencement, cette fois-ci remplies à bloc, en ayant calé les achats français, les cadeaux et le pinard. Puis, ce moment où tu dépasses les 23kg et que tu dois enlever deux trois trucs. Tu optes pour les shorts, qui ont déjà peu servis cet été, et qui ne risquent plus de servir avant l’été prochain. On les ramènera donc plus tard. Puis, tu vas te coucher pour la dernière nuit chez tes parents, où peu a changé, dans ta chambre d’adolescent. Tu te mets cinq minutes à la fenêtre à profiter du calme (il n’y a pas qu’en Islande) et surtout des 20°C toujours là malgré la nuit tombée, en pensant aux 8 petits degrés qui t’attendent sur le tarmac de Keflavík.

Mais tu es aussi content de retrouver ton monde, ton univers en Islande, ton autre partie de toi, qui a grandi en ce lieu autant que dans sa maison familiale.

“Tu reviens quand ?

– Je ne sais pas. On verra bien.”

Cette réponse semble être incompréhensible dans notre monde où l’incertitude n’a pas sa place. Pourtant, je suis bien incertain sur la date du retour définitif. Et si je ne revenais pas ?

L’été s’essouffle. Que dis-je, il est maintenant parti. En quittant l’Islande pour la France, temporairement, je quittai les 15°C estivaux. À mon retour, 8°C, des nuages, du vent et la nuit à 20h30. La douce odeur de l’automne est de retour. Autour de chez moi, on ne sent plus le barbecue mais le feu de cheminée.

Puis, avec l’hiver, revient l’aurore boréale. L’été nous avait fait oublier son existence, jusqu’à un soir où l’univers se rappelle à toi. Tu fais face à son immensité. Ces grandes lumières dansantes semblent envoyer un message extraterrestre, et elles sont toujours aussi troublantes, surprenantes et belles. C’est comme si, malgré les doutes qu’il peut m’arriver d’avoir (oui, je suis humain), le ciel me rappelait une des raisons de ma présence ici.

Le vent sifflait dans les herbes, l’air était frais, mais je contemplais l’univers, ou bien est-ce lui qui contemplait les yeux séduits des humains impressionnés ? Que sont ces cercles, ces lignes, qui illuminent mon samedi soir ? (Il paraît que c’est le vent solaire, mais j’aime le mystère.)

Et ça fait un an, aujourd’hui même.

 

English

Early September, I was going back to France. I didn’t want the same I had during Easter. Not twice, having to see everyone and not actually have any time to rest. It’s not easy to spend time with all those you want to see …

And there is the time of return. The eternal story of the full suitcases. Then, there is that time when you exceed the 23kg and you have to remove two or three things. You choose the shorts, which have already been used little time this summer, and which are not expected to be used until next summer. I’ll bring them back later. Then you go to bed for a last night at your parents, where little has changed in your teenager’s bedroom. You go at the window and enjoy the quietness (it’s not only in Iceland) and the 20°C (it’s definititely not Iceland).

But you’re also happy to come back to your world that is now Iceland, that other part of you, the place where I probably grew up almost as much as at my parents’.

“When will you come back?
– I don’t know. We’ll see.”

This answer seems to be incomprehensible in our world, where uncertainty has no place. However, I am uncertain about the date of final come back. And what if I don’t come back?

The summer is slowly disappearing. Nay, it is gone. When leaving Iceland for France, I left the 15 ° C and I only have fond 8 ° C, clouds and wind when I arrived in Iceland. But the sweet smell of autumn is back. Around my house, we don’t smell any longer the barbecue but we smell firewood.

Then, with winter comes the northern lights. The summer had made us forget its existence, until one night when the world remembers you. You face its immensity. These great dancing lights seem to send a message and they are always surprisingly beautiful. It looks like a reminder of the reason of my stay here.

The wind was whistling through the grass, the air was cool, but I was contemplating the universe, as a small human being?

And, today, it has been a year. 30th September 2015.

dscf0854
Les montagnes colorées de Kerlingarfjöll, à mon retour de France mi-septembre.
dscf0816
Les couleurs du coucher de soleil automnal sont de retour.
dscf0939
D’autres couleurs plutôt sympathiques.
Advertisements

2 thoughts on “Un an. Tu reviens quand ? – When do you come back?

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out /  Change )

Google photo

You are commenting using your Google account. Log Out /  Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out /  Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out /  Change )

Connecting to %s