Je vous écris de mon igloo

Vendredi 4 décembre 2015. 22h43.

Je viens de rentrer d’une marche de 45 minutes, temps qui me sépare du centre ville dans les conditions météorologiques actuelles ; certainement 15 minutes de plus que d’habitude. Le vent de face portant flocons et grésil n’a pas aidé à ma rapidité. Ni, d’ailleurs, mon idée de passer dans ce marécage où il faut suivre des pontons de bois qui recouverts par les congères.

Vous l’aurez certainement compris, il neige, a neigé et va encore neiger. Il y a une semaine, Reykjavík se réveillait sous un manteau d’une bonne dizaine de centimètres. Je bravai l’impossible et enfourchai mon vélo et ses pneus cloutés – investissement vite rentabilisé. Mais cela s’est vite avéré compliqué. Reykjavík a beau être la capitale la plus au Nord du monde (si l’on met le Groenland à part), le déneigement n’a pas l’air de faire partie des compétences municipales. Puis, dans la nuit de vendredi à samedi, quelques quinze centimètres se sont ajoutés. Aujourd’hui, il ne doit y avoir pas moins de 40 centimètres au total, puisque rien n’a fondu. Et les rues ne sont toujours pas dégagées (pour la plupart pas du tout du tout), et celles qui le sont ont vu leurs trottoirs devenir un rangement à neige. Apparemment, il ne fait pas bon être piéton. Pourtant, c’est bien le seul mode de transport qui me reste, avec le bus, cher.

C’est bon, ma partie française a fini de se plaindre.

La neige ne nous a pas fait peur, quand nous avons décidé de partir en voiture vers le Nord. La conduite sur les 10 centimètres de neige, là où 2 ou 3 voitures à peine sont passées, c’est l’assurance de quelque sueur. Revenus vivants mais toujours émerveillés et saisis par la beauté des paysages, et par le froid quand même, notamment dû à ce vent glacial.

DSCF5634 - copie
Viens, on écrit au Père Noël.
Les “chutes d’eau de la coulée de lave”, aka Hraunfossar, au coucher du soleil. Ou au lever, de toute façon quelle différence ?
L’entrée de la piste Kaldidalur qui rentre dans l’intérieur des terres. “Ófært” en hiver (impraticable et fermé).
À deux pas de chez moi, la mer, vient faire concurrence au blanc de la neige.
Un autre monde
Dégager les rues ? Pourquoi faire, c’est si joli !
Je suis en panne d’idée pour la légende, mais c’est joli non ?

Ah, je vais tout de même le préciser pour ceux qui ne saisiraient pas le second degré du titre : il n’y a pas – et il n’y a jamais eu – d’igloo en Islande.

 

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