Þjórsá, Dyrhólaey & autres merveilles

Samedi 20 octobre.

En compagnie d’Antoine, Valérie, Violaine et Willy, et de notre Volkswagen Golf break, nous partions vers le Sud de l’Islande. Même si la voiture a par deux fois refusé de démarrer, le parcours s’est déroulé sans encombre.

Sur la route n°1 entre Reykjavík et Vík, que je commence vraiment à maîtriser, nous faisions notre premier arrêt à Urriðafoss, chute d’eau assez spéciale pour moi parce que c’est la première que j’ai vue en Islande, le 13 août exactement. Plus de deux mois après, c’était bien différent. Les alentours étaient devenus un peu plus grisâtres, et surtout la glace avait envahi certains endroits autour des chutes d’eau.

Urriðafoss, collection Automne-Hiver.

À quelques mètres de la rivière, un panneau explicatif, sur lequel un touriste (sûrement un meilleur que d’autres) a accroché un petit pin’s “Imaginez la paix” de l’inauguration de la tour de Viðey.

Hugsa sér frið, en VO.

À Urriðafoss, nous prenions la route n°30 vers le Nord et la vallée de Þjórsá, la plus longue rivière d’Islande (un fleuve, à vrai dire, puisque cela se jette dans la mer). La puissante Þjórsá nourrit donc Urriðafoss (voir ci-dessus), mais aussi d’autres chutes d’eau que nous comptions aller voir.

La cascade suivante était Hjálparfoss. Deux chutes d’eau en une, et une porte de roc. Sympathique.

Nous faisions face à l’Hekla, quasiment tout le long de la route. Cet Hekla dont nous attendions (et nous attendons) l’éruption censée intervenir avant le 31 décembre. Évidemment, il n’a pas voulu s’y mettre devant nous.
Hjálparfoss
Hjálparfoss.
Hjálparfoss et la porte des géants.

Continuant vers le Nord, nous voulions atteindre plusieurs chutes d’eau. La première, nous n’avons pas su la trouver. Il faut dire Þjórsá est réputée pour sa puissance. Puissance qui ne pouvais rester inexploitée. Tout ce que nous avons trouvé c’est un barrage. À ce moment, nous pensions encore que la chute d’eau était plus loin mais qu’on ne pouvait y accéder en voiture.

Un 4×4 se dirige vers Landmannalaugar.
Landmannalaugar (visité pendant le voyage de géologie) n’était pas si loin, mais c’était une route “F”, interdite aux voitures “normales”, principalement parce qu’il faut traverser à gué des rivières.

Après ça, notre plus grande déception en Islande. Enfin pour ma part en tout cas. Nous étions censés arrivé à Tröllkonufoss. Pas indiqué, nous reconnaissons l’endroit grâce à la carte. Mais non, ce n’est pas possible ! Il n’y a pas d’eau, non, ce n’est pas là !

En préparant le voyage, j’avais regardé quelques photos des chutes d’eau afin de savoir où il fallait s’arrêter en priorité. C’était bien là. Je la reconnais. La chute d’eau. Enfin, la chute.

C’était ce moment où l’Islande parfaite s’est transformée en Islande simplement-peuplée-d’êtres-humains-comme-partout-dans-le-monde. L’eau a été détournée dans l’autre bras du fleuve afin d’en augmenter la puissance et construire un barrage hydro-électrique. Bam.

Tröllkonufoss. Enfin ce qu’il en reste.
Ce que nous aurions dû voir.

Toute la route suivant ce bras “désaffecté”, nous décidons de ne plus faire d’arrêt. Ben oui, y’a plus rien à voir…

Nous rejoignons la route n°1 et nous retrouvons Seljalandsfoss, que j’ai aussi vu en août. L’escalier, pour accéder à la cascade (derrière l’eau), s’était littéralement transformé en toboggan de glace.

Seljalandsfoss et les couleurs du coucher du soleil. Parfait.

Sigur Rós avec nous (un seul CD, et maintenant on le connaît par cœur. Il faut dire qu’il a déjà voyagé dans les Westfjords avec nous), le coucher de soleil sur la route semble venu d’ailleurs. Le jaune des herbes rencontre l’orangé du soleil et le sombre noir de la route.

No comment. À regarder avec Hoppipolla de Sigur Rós.

Et enfin, nous arrivions à Skógafoss, cascade devant laquelle je suis passé à deux reprises sans même m’arrêter (la première fois il faisait nuit, la deuxième en voyage de géologie, le non-arrêt était indépendant de ma volonté). Nous retrouvons les seuls autres touristes qu’il doit y avoir actuellement en Islande.

Skógafoss, une des plus connues.

Et là, la consécration. Le coucher de soleil sur Dyrhólaey, vu de Reynisfjara. Priceless. Voiceless.

Dyrhólaey, le soleil encore réveillé.
Dyrhólaey encore. Je n’ai pas réussi à choisir la meilleure. J’en mets deux.
Reynisfjara, ses colonnes de basalte et sa plage de sable noir.

Et pour conclure la journée, nous allions nous réchauffer dans une belle piscine naturelle. Sous le volcan Eyjafjallajökull, après 20 minutes de marche dans le noir, nous atteignons la plus ancienne piscine d’Islande, accrochée au pan du volcan. L’eau est tiède. Il fait noir. Le sol n’est plus constitué que d’algues à la fâcheuse tendance à s’agripper aux jambes. Nous trouvons l’arrivée d’eau chaude, et nous nous serrions pour en avoir le plus possible. Heureusement, le ciel étoilé nous offrait un spectacle plus que distrayant (c’était d’ailleurs la nuit des météores).

La nuit était donc déjà bien tombée et cela explique pourquoi je n’ai pas de photo à vous offrir.

Sur la route du retour, la consécration. L’aurore boréale, bien que faible, venait terminer cette superbe journée.

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