Grandioses paysages et vie pépère

Je sais que vous vous languissez en attendant de mes nouvelles, alors en voici !

Les cours

Le 10 septembre était la date limite pour choisir ses cours. C’est donc officiel, je suis “Introduction to the Geology and Geography of Iceland”, “Landscape, view of nature and land use”, “Small states in Europe: vulnerability, status and influence” et “Changing security in a globalized world order”. Que du bon, quoi !

Petite vue de ma chambre (de 6 m²).

Évidemment, ça paraissait plus simple que cela n’en a l’air. Pour ce qui est de l’intro à la géologie, ça a bien commencé par un petit voyage (voir “ci-bientôt”). De même pour celui sur les paysages. Mais pour les deux autres, la galère ! Je suis probablement le seul francophone, donc le seul à parler anglais comme une vache espagnole (bien que les Espagnols que je connais parlent mieux que moi), et surtout à n’avoir que peu de bases dans ces domaines, puisque tous les autres sont en sciences politiques, et même la plupart en master…

Enfin bon, on verra bien au moment du bilan du semestre !

J’ai aussi rencontré mon buddy. Un buddy est un autre étudiant qui est là depuis plus longtemps que vous (donc ici en général Islandais). Le mien s’appelle Stefán, et il est en 3e année de licence de Business (je ne connais pas exactement l’intitulé). Il est réellement sympathique, et on a discuté une bonne heure sans arrêter, de l’Islande, de la France, de l’Europe, de la politique, et il s’avère que, si j’ai bien compris, il travaille avec tout un groupe sur l’entrée de l’Islande dans l’UE, et qu’ils doivent travailler avec le Premier ministre. Qu’il me corrige s’il me comprend et que je me trompe.

Il m’a raconté une anecdote bien sympa à propos de la façon de voir des Islandais.

J’avais un ami non islandais qui avait fait du stop dans Reykjavík, et assez rapidement (comme souvent), quelqu’un l’avait pris. À la fin de son voyage, pour se souvenir, l’étranger a demandé le nom de la personne qu’il l’avait emmené. L’homme a simplement répondu son nom islandais et ils se sont quittés. Quelques temps plus tard, on en a parlé, et il m’a dit son nom. C’était tout simplement le Premier ministre qui l’avait pris en stop !

Hallucinant. J’adore cette façon de vivre, c’est tout simplement simple, et c’est tellement plus humain !

D’ailleurs, quand j’ai fait du stop avec Valérie, Willy et Antoine en revenant de l’Esjá (voir un peu plus bas), nous avons été pris par un Islandais dans un gros 4×4 Mercedes aux vitres teintées (on ne pensait pas qu’il s’arrêterait), et c’était un jeune de notre âge. Lui parlant de musique islandaise, nous en venons à parler de Björk. En fait, c’était son neveu.

Et à la fac, la star nationale Jón Jónsson est venu chanter, un midi, dans la cafeteria, dans une indifférence presque totale. Il est reparti anonyme, mais pourtant c’était bien lui ! Vraiment étranges ces Islandais. Même si je sais que ce sont eux qui ont raison.

Vie à Reykjavík

Disons que l’on s’y fait. Il fait beau aujourd’hui, donc il pleuvra demain. C’est un peu ça, le quotidien, en fait. On a même eu une tempête, des restes d’une quelconque tempête exotique au prénom lui aussi exotique. 100 km/h de vent, c’est déjà pas mal ! J’ai tenté de me balader, mais impossible ! Quand on a demandé à un de nos profs dont le cours parlait des désastres naturels si la tempête était importante, il a répondu que non, ça arrivait souvent.

J’ai un ami fermier qui dit à chaque fois que tant que les chevaux ne s’envolent pas, il n’y a rien de grave.

Vu comme ça.

Le 10 septembre, il a neigé sur le Mont Esjá.

Aussi, j’ai déjà intégré la vie sportive : football entre étudiants Erasmus (où j’ai réussi à me fouler la cheville, youhou) et nous sommes aussi allé voir deux matchs de basket (Islande-Slovaquie et Islande-Monténégro, deux matchs perdus, il faut dire que le basket en  Islande n’est pas le sport favori), et deux matchs de foot (Islande-Norvège, où l’Islande a gagné par 2 buts, rien que ça, mais a réussi à perdre 4 jours plus tard contre Chypre, oui oui !; mais aussi le Valur Reykjavik (un des nombreux clubs de la ville) qui a perdu contre les Westmann Islands 3-0).

Laugardasvöllur en ébullition avec cette victoire islandaise plus qu’inattendue !
Moins de monde mais ambiance plus sympathique au basket.

En général, le week-end, on trouve le temps de voyager un peu ou au moins d’essayer de découvrir quelques endroit inconnus.

Reykjanes

Reykjanes est la péninsule située au Sud-Ouest de l’Islande, mais aussi sur le rift Nord-Atlantique, donc sur deux plaques tectoniques. Dimanche 9 septembre, nous (Violaine, Antoine, Vincent, Willy et moi) avons donc découvert quelques sympathiques paysages (pour changer), et on a même eu de la chance avec le temps (vu qu’il avait neigé un peu quand même).

Comme une carte parle mieux que des mots, la voici, suivie de quelques images de notre périple.

Principe simple : une photo par point.

Arnarker, un tunnel de lave de plus d’un kilomètre de long.
Þorlákshöfn.
Strandarkirkja, petite église isolée en bord de mer.
Près de Hlíðarvatn.
Krýsuvík (Seltún).
Jolie route aux abords de Kleifarvatn.
Près de Kálfatjarnarkirkja.
Vue du pont entre l’Europe et l’Amérique. Enfin entre les deux plaques quoi.
De loin ma photo préférée de toute la péninsule. Peut-être même de toute l’Islande pour l’instant, même si c’est très difficile de faire un choix tellement il y a de choses à voir. Enfin, en tout cas, ici c’est Reykjanesviti.
Le lieu le plus connu du coin, le Blue Lagoon. Et sa réputation est méritée !

Le Mont Esjá

Le Mont Esjá est une “petite” montagne de 900 mètres de haut au Nord de Reykjavík. Elle fait partie intégrante du paysage de la capitale car, comme la mer, on la voit de partout où l’on se trouve. Depuis le 10 septembre, le sommet est enneigé, ça nous a bien motivé pour y aller. Lundi dernier (le 17), alors que nous n’avions pas cours, nous prenions le bus vers le haut plateau.

Sommet enneigé.

Avec la neige, le chemin glissait pour atteindre le sommet, même avec des bonnes chaussures de marche ! D’ailleurs, on ne voyait plus du tout le chemin et on a commencé à escalader, avec Valérie, Antoine et Willy, alors que notre “camarade” de géologie rencontrée dans le bus, Steffanie, abandonnait.

En haut, la vue était magnifique, mais il faisait au grand maximum 0°C, et même avec le vent ça devait être bien pire. On a essayé de se trouver un petit abri pour manger, mais on n’y est pas resté longtemps !

Reykjavík vue du bout du plateau.

En descendant, nous apercevions une petite pointe sur la côte qui nous semblait sympathique. Deux chemins possibles : suivre la rivière (et la gorge) ou passer côté “herbe simple”. On a opté pour la rivière où l’on a trempé les pieds (ayant glissé je suis allé un peu plus loin que ça). Mais il s’avérait que cette rivière passait par une gorge bien encaissée, où la roche est très fragile, c’est-à-dire bien friable (donc rien sur quoi s’accrocher), et avec de beaux éboulements. À chaque fois on se disait “pourvu que la rivière ne termine pas en cascade, parce qu’on ne pourra vraiment pas remonter” et pas de chemin, bien sûr. Mais finalement, ça s’est bien passé, personne n’est mort.

La rivière commence comme ça…
…Mais après c’est plus sympa. La gorge inaccessible (ou presque).

Après avoir traversé un champ de chevaux, nous croisons la Route n°1, et continuons vers la mer. Mais voilà, tout est propriété privée. À notre vue, deux chiens se mettent à courir vers nous (non sans me rappeler la course poursuite durant le voyage de géologie que je vous conterai, bien sûr), mais ils étaient assez sympathique. Un homme est sorti de sa maison et nous a demandé si l’on était perdus. On a répondu que l’on cherchait à rejoindre la mer. Au début il voulait nous faire faire le tour, et puis nous a proposé de passer par son jardin, nous a soulevé les barbelés… Vraiment accueillants les gens, ici ! Les chiens ont continué le chemin avec nous, et on a joué avec sur la plage.

La côte à l’embouchure de la rivière. Du coup c’est un fleuve.
Oh, mais qui voilà ?

Après avoir vu un phoque à 10 mètres de nous, nous avons repris la route, et donc fait du stop, ce qui nous ramène à l’histoire racontée un peu plus haut.

J’espère vous avoir convaincu de venir visiter l’Islande !

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2 thoughts on “Grandioses paysages et vie pépère

  1. Bravo pour ce reportage qui me permet d’imaginer ce que vit mon petit-fils, un autre Antoine (3ème année de géologie 2016/2017), actuellement en excursion avec la fac.
    Tes photos viennent en complément de celles qu’il me fait parvenir. Merci

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